Tahiti élection Christine Bourne

 

Editorial par Christine Bourne

   Fillon vainqueur en Polynésie, battu à plates coutures en métropole. La tradition est respectée.

Comme d’habitude la Polynésie a traîné des pieds pour faire son devoir électoral. Hier était un samedi comme un autre avec le soleil en plus. Peu de monde dans les lieux réservés aux électeurs. La présidentielle cela ne la regarde pas. L’encouragement d’Oscar Temaru à ne pas voter pour un président qui n’est pas Polynésien, n’a pas tellement joué, c’est l’indifférence qui a gagné. Comme d’habitude, la Polynésie a voté à l’envers de la métropole.  Evidemment puisque cela est devenu la tradition. Nous avons donc assisté exactement à une situation contraire en France où près de 80% des Français se sont massivement rendus dans les lieux de vote d’une part et où ils ont voté contre Fillon d’autre part, qui n’a raflé que 19,5% des suffrages. Il faut dire aussi qu’il a commis une grosse erreur stratégique en se rapprochant de  « Sens commun »et ses grenouilles de bénitiers. Erreur fatale qui a poussé aussi contre lui tous les homosexuels, et cela fait du monde.  Alors que la Polynésie du Tapura, elle, a porté 35,28% de ses voix  sur Fillon, leur candidat n’ayant enregistré que 19,5% des suffrages, il est donc hors course avec en filigrane un avenir judicaire dangereux. Edouard Fritch et le Tapura ont peut-être gagné le duel de quelques voix en faveur de Fillon dans cette petite Polynésie par rapport au Tahoeraa, mais molle victoire, celui-ci disparaît de la scène politique présidentielle. Et voilà notre Edouard qui devra choisir, encore, un autre candidat à soutenir. Mais il n’est pas à cela près. Nous avions pourtant prévenu que le soutien de Fritch ne portait pas bonheur, Sarkozy, Juppé, Fillon, tous dans les choux ! Macron attention….Le Tahoeraa au plan local talonne le Tapura sans bénéficier de ses moyens, avec 32,53% des voix pour sa candidate Marine Le Pen. C’est honorable.

En métropole c’est donc le poulain de François Hollande qui a raflé 23% du vote des Français au Ier tour. Ces mêmes Français qui crachaient à qui mieux mieux sur la gauche puis qui vont voter comme des moutons pour celui que leur a mis, savamment,dans les pattes enduites de vaseline, pour faire passer la glissade, François Hollande.  Finalement un François Hollande pas si « nunuche » que cela et sans doute même, aussi habile peut-être, que son père politique François Mitterrand. Alors ? Hollande se désiste, Fillon disparaît, Que reste-t-il de nos amours ? Ben voyons Macron ! Dans les « starting blocks » roses du second tour.Jean Luc Mélenchon mérite aussi un coup de chapeau pour un rétablissement spectaculaire qui lui a donné la vigueur d’une possible victoire en faisant le même score que la droite avec son candidat Fillon : 19%.Il n’a pas caché sa déception car devant le succès de ses meetings il s’est mis à y croire.Mais on ne m’empêchera pas de dire  » Bravo » à Marine Le Pen. Elle a réussi, contre vents et marées, contre invectives et manipulations en tous genres (y compris en interrogeant  sur le résultat de sa fille, Jean Marie Le Pen sur LCI, sachant qu’il est un repoussoir pour les Français) , a talonner son adversaire soutenu par tous les médias appartenant aux différents grands groupes financiers  dont il est lui même issu  alors que le traitement d’une  Marine déterminée et courageuse a su affronter, quoiqu’on en dise, critiques, invectives, crachats et doutes.

On peut lui souhaiter beaucoup de courage et de force pour affronter ce deuxième tour qui rassemble pratiquement tous les  disparus revanchards, qui vont tenter de faire un « mur » à la Trump pour empêcher cette femme d’atteindre son but. Seule contre tous. Une fonction, la présidence de la République, que les électeurs, peut-être, préfèrent placer entre les mains d’un jeune homme ayant tant de lacunes historiques,culturelles, géographiques et gouvernementales, avec tous les pouvoirs de la V° République. Il n’y croit pas lui, il y est, agit comme tel,  ne doute pas.Les Républicains et le PS, nous l’écrivions dans notre édito d’hier, « ne seront peut-être pas présents au second tour« . Nous avions vu juste, ils ne le sont plus. Le second tour est réservé à Macron et Marine le Pen  ce qui est désormais inédit et préfigure désormais d’une recomposition du paysage politique   Macron aura été la plus grande victoire du quinquennat de François Hollande. Et il sera peut-être la plus grande désillusion de ses supporters et des électeurs ou leur petit génie. Time will tell….

 

Nous avons retenu trois petites phrases. Celle de Laurence Haïm, journaliste, soutien de Macron, laquelle, la bouche tordue de haine, après un lourd réquisitoire contre Marine Le Pen a laissé tomber :  » Soyez comme nous dans la bienveillance ! » Non ? Sans rire !

Et celle de Me Gilbert Collard qui a le chic de la formule qui tue :  » Il faut une autre gouvernance qui laisse tomber tous ces moins que rien qui nagent dans le formol »

Revue de presse électionREVUE DE PRESSE. Impressionnée par le score réalisé par l’ancien ministre de l’Economie, la presse est déstabilisée ce matin par l’élimination des deux partis historiques de gouvernement. Echo du Frioul Nina Boccaro « Big bang », « saut dans le vide » (« Les Echos ») ou encore « séisme » (« La Croix ») : la presse de lundi se fait l’écho de la déflagration causée par des résultats qui laissent « la droite K-O » (« Le Figaro ») et la gauche à terre. Revue de presse. « Un séisme dont les répliques seront durables » « C’est une toute nouvelle page de l’histoire de la Ve République que les électeurs français ont ouverte, ce dimanche 23 avril, en éliminant de la présidentielle tous les représentants des partis politiques qui, à un titre ou à un autre, avaient gouverné dans les décennies passées », estime Nicolas Beytout dans « L’Opinion ». EN DIRECT. Présidentielle 2017 : la campagne du second tour démarre ce lundiLe premier tour de l’élection présidentielle a produit ses effets prévisibles : l’élimination des candidats des deux grands partis de gouvernement qui ont structuré la vie politique française depuis soixante ans », écrit de son côté François Ernenwein dans « La Croix ». « Emmanuel Macron arrivé en tête, selon toutes les estimations, devance Marine Le Pen. Ce résultat constitue un séisme dont les répliques seront durables. » Même constat pour Cécile Cornudet, qui dans « Les Echos », évoque un « grand saut dans le vide » : « Qui a dit qu’aucun thème ne s’était imposé dans cette campagne présidentielle ? Il y en a eu un, omniprésent, obsédant, jusque dans le résultat du premier tour : la politique, ou plutôt l’antipolitique. Ras-le-bol du « système », table rase du passé. Macron-Le Pen, ou l’avènement du ni-droite ni gauche, du ni-PS ni-LR. Les électeurs ont choisi dimanche de tourner la page de la vie politique française telle qu’elle était structurée depuis le début de la Ve République. Fin de partie, si l’on peut dire, un grand saut dans le vide. » Macron favori, front anti-Le Pen, gauche et droite en ruine : les leçons du 1er tour »Les Français ont renvoyé gauche et droite dos à dos pour tenter une nouvelle aventure », souligne de son côté Yolande Baldeweck dans « L’Alsace ». « Au-delà des idées, l’avenir de la France, le 7 mai, se jouera entre un jeune homme brillant, qui a su saisir les opportunités et réussi à transcender les clivages en profitant des circonstances, et une femme stratège se voulant rassurante quand elle ne joue pas sur les peurs pour manipuler les foules. Quel sera le niveau du vote d’adhésion dont bénéficiera le futur président ? » « L’imperdable a été perdu » Pas très tendre avec François Fillon, l’éditorialiste du « Figaro » Alexis Brézet regrette lui uniquement l’élimination de la droite : « Ainsi donc, l’imperdable a été perdu. L’impensable s’est imposé. L’impossible est advenu. La droite, qui pendant cinq ans aura étrillé les socialistes dans tous les scrutins, la droite, dont les idées et les valeurs n’ont jamais été aussi majoritaires dans les profondeurs du pays, cette droite à qui la victoire ne pouvait pas échapper a été, hier, sèchement éliminée. Alors que le désir d’alternance, après un quinquennat unanimement jugé calamiteux, n’a jamais été aussi puissant, elle ne sera pas, pour la première fois de son histoire, représentée au second tour de l’élection présidentielle. » « Non, Fillon n’a pas perdu à cause de l’affaire Penelope » Quand Laurent Joffrin, dans « Libération », s’inquiète surtout du score du FN, « le plus fort de son histoire », et appelle à la vigilance : « Le second tour opposera donc le social-libéralisme au nationalisme, l’ouverture à la fermeture, l’Europe unie à la France seule. En principe, grâce aux républicains de tous les partis, le jeune premier du scrutin l’emporte sur la vilaine marâtre. Mais le FN réalise le score le plus fort de son histoire à une présidentielle. Et si le combat se change en une confrontation peuple-élites, qui peut augurer à coup sûr du résultat ? Dans un décor neuf, tout est possible. Autrement dit, vigilance. » Patrick Apel-Muller, dans « L’Humanité », rend, lui, hommage au score de Jean-Luc Mélenchon, avant de se désoler de l’affiche du second tour : « Malgré le très beau résultat de Jean-Luc Mélenchon, le choix va se résumer au second tour entre le candidat que les milieux financiers ont choisi pour perpétuer leur domination en brisant les acquis sociaux et la candidate de la haine, de la division des habitants de ce pays, des discriminations, de la guerre contre les syndicats, de la mise au pas de la culture, du mépris pour la République. » « Irruption ‘rafraîchissante' » A l’inverse, « La Dépêche du Midi » et son éditorialiste Jean-Claude Souléry, se réjouissent du « coup » de Emmanuel Macron. « Derrière Emmanuel Macron, 39 ans, s’est exprimé un vrai désir de jeunesse – donner de notre vieille nation une image qui devrait, dans quinze jours, surprendre le monde. Rien n’est comparable, dans l’histoire de la Ve République, à cette irruption ‘rafraîchissante’ d’un candidat qui ne l’était pas encore il y a six mois, et dont la plupart des politiciens pronostiquaient l’essoufflement. Voici en tout cas un coup d’essai qui, s’il est transformé, deviendra pour l’histoire un coup de maître. » Même enthousiasme dans les colonnes de « L’Est républicain », sous la plume d’Alain Dusart : « Certes, il se trouvera des rabat-joie pour remettre au goût du jour le ni-ni, mégoter sur les lisières du front républicain ou pérorer sur la difficile majorité législative du conquérant du mouvement En Marche!. Ce serait ne pas prendre la mesure du séisme politique. D’évidence, l’Histoire retiendra la percée fulgurante d’Emmanuel Macron. Inconnu voici à peine deux ans, il a su entraîner plus de 280.000 supporteurs, toutes générations confondues. D’une certaine manière, le gendre idéal a renversé la table ! A 39 ans, il est en passe de s’asseoir à l’Elysée dans le siège occupé en 1974 par Giscard à 48 ans. » « Chapeau l’artiste ! » ose « Le Républicain lorrain », par la voix de Xavier Brouet. « Huit mois auront permis à Emmanuel Macron de transformer son OPA sur la vie politique. A l’heure de son échappée belle en vedette de Bercy, peu d’observateurs se risquaient sur ses chances de l’emporter. Voici l’enfant terrible du hollandisme au seuil de l’Elysée. Vertigineuse ascension en réalité pour celui qui apparaît brusquement bien seul à dominer le champ de ruines duquel il émerge. » Zones d’ombre Emmanuel Macron, de son côté, va-t-il vraiment bouleverser l’échiquier politique ? Ou deviendra-t-il un héritier du MRP, ce parti de la IVe République qui rêvait de concilier les contraires, d’agglutiner des forces centrifuges, de cet extrême centre que l’explorateur François Bayrou a recherché sa vie entière sans succès, comme la pierre philosophale ? Cette opération de recomposition, à regarder de près survient quelques années après celle de l’Espagne. De l’autre côté des Pyrénées, deux impromptus ont surgi sans crier gare, Podemos à l’extrême gauche, et le mouvement Ciudadanos, qui pourrait être apparenté à En Marche !, l’organisation de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. Ces deux « partis » ibériques, tout nouveaux tout beaux, ont secoué le cocotier du paysage politique du pays de Cervantès, mais sont restés en marge du pouvoir. Podemos, l’allié de La France insoumise, s’est replié très vite dans une attitude gauchiste, voire léniniste, persistant à voir dans le Parti socialiste un ennemi de classe infréquentable. Jean-Luc Mélenchon semble prendre ce même chemin escarpé, sans issue, qui condamne la gauche à vivre quelques années en quarantaine. C’est une mauvaise nouvelle pour la social-démocratie. A moins que… A moins que les législatives de juin ne rectifient le tir, requinquent un PS en état de catalepsie et lui redonnent un rôle historique de soutien au jeune président. Allons-nous vivre alors une forme de décantation, de répit, après le grand chambardement ? Jean-Luc Mélenchon aura-t-il la patience et l’envie de repenser un avenir pour son mouvement ? Les Français donneront-ils les moyens à Emmanuel Macron de gouverner dans la stabilité ? Rien n’est moins sûr. Certes, ils barreront la route à Marine Le Pen, mais pour quel futur ? La grande lessiveuse laisse encore de nombreuses zones d’ombre.

REVUE DE PRESSE. Impressionnée par le score réalisé par l’ancien ministre de l’Economie, la presse est déstabilisée ce matin par l’élimination des deux partis historiques de gouvernement.

 

Echo du Frioul Nina Boccaro

« Big bang », « saut dans le vide » (« Les Echos ») ou encore « séisme » (« La Croix ») : la presse de lundi se fait l’écho de la déflagration causée par des résultats qui laissent « la droite K-O » (« Le Figaro ») et la gauche à terre. Revue de presse.

« Un séisme dont les répliques seront durables »

« C’est une toute nouvelle page de l’histoire de la Ve République que les électeurs français ont ouverte, ce dimanche 23 avril, en éliminant de la présidentielle tous les représentants des partis politiques qui, à un titre ou à un autre, avaient gouverné dans les décennies passées », estime Nicolas Beytout dans « L’Opinion ».

EN DIRECT. Présidentielle 2017 : la campagne du second tour démarre ce lundiLe premier tour de l’élection présidentielle a produit ses effets prévisibles : l’élimination des candidats des deux grands partis de gouvernement qui ont structuré la vie politique française depuis soixante ans », écrit de son côté François Ernenwein dans « La Croix ». « Emmanuel Macron arrivé en tête, selon toutes les estimations, devance Marine Le Pen. Ce résultat constitue un séisme dont les répliques seront durables. »

Même constat pour Cécile Cornudet, qui dans « Les Echos », évoque un « grand saut dans le vide » :

« Qui a dit qu’aucun thème ne s’était imposé dans cette campagne présidentielle ? Il y en a eu un, omniprésent, obsédant, jusque dans le résultat du premier tour : la politique, ou plutôt l’antipolitique. Ras-le-bol du « système », table rase du passé. Macron-Le Pen, ou l’avènement du ni-droite ni gauche, du ni-PS ni-LR. Les électeurs ont choisi dimanche de tourner la page de la vie politique française telle qu’elle était structurée depuis le début de la Ve République. Fin de partie, si l’on peut dire, un grand saut dans le vide. »

Macron favori, front anti-Le Pen, gauche et droite en ruine : les leçons du 1er tour« Les Français ont renvoyé gauche et droite dos à dos pour tenter une nouvelle aventure », souligne de son côté Yolande Baldeweck dans « L’Alsace ». « Au-delà des idées, l’avenir de la France, le 7 mai, se jouera entre un jeune homme brillant, qui a su saisir les opportunités et réussi à transcender les clivages en profitant des circonstances, et une femme stratège se voulant rassurante quand elle ne joue pas sur les peurs pour manipuler les foules. Quel sera le niveau du vote d’adhésion dont bénéficiera le futur président ? »

« L’imperdable a été perdu »

Pas très tendre avec François Fillon, l’éditorialiste du « Figaro » Alexis Brézet regrette lui uniquement l’élimination de la droite :

« Ainsi donc, l’imperdable a été perdu. L’impensable s’est imposé. L’impossible est advenu. La droite, qui pendant cinq ans aura étrillé les socialistes dans tous les scrutins, la droite, dont les idées et les valeurs n’ont jamais été aussi majoritaires dans les profondeurs du pays, cette droite à qui la victoire ne pouvait pas échapper a été, hier, sèchement éliminée. Alors que le désir d’alternance, après un quinquennat unanimement jugé calamiteux, n’a jamais été aussi puissant, elle ne sera pas, pour la première fois de son histoire, représentée au second tour de l’élection présidentielle. »

« Non, Fillon n’a pas perdu à cause de l’affaire Penelope »

Quand Laurent Joffrin, dans « Libération », s’inquiète surtout du score du FN, « le plus fort de son histoire », et appelle à la vigilance :

« Le second tour opposera donc le social-libéralisme au nationalisme, l’ouverture à la fermeture, l’Europe unie à la France seule. En principe, grâce aux républicains de tous les partis, le jeune premier du scrutin l’emporte sur la vilaine marâtre. Mais le FN réalise le score le plus fort de son histoire à une présidentielle. Et si le combat se change en une confrontation peuple-élites, qui peut augurer à coup sûr du résultat ? Dans un décor neuf, tout est possible. Autrement dit, vigilance. »

Patrick Apel-Muller, dans « L’Humanité », rend, lui, hommage au score de Jean-Luc Mélenchon, avant de se désoler de l’affiche du second tour :

« Malgré le très beau résultat de Jean-Luc Mélenchon, le choix va se résumer au second tour entre le candidat que les milieux financiers ont choisi pour perpétuer leur domination en brisant les acquis sociaux et la candidate de la haine, de la division des habitants de ce pays, des discriminations, de la guerre contre les syndicats, de la mise au pas de la culture, du mépris pour la République. »

« Irruption ‘rafraîchissante' »

A l’inverse, « La Dépêche du Midi » et son éditorialiste Jean-Claude Souléry, se réjouissent du « coup » de Emmanuel Macron.

« Derrière Emmanuel Macron, 39 ans, s’est exprimé un vrai désir de jeunesse – donner de notre vieille nation une image qui devrait, dans quinze jours, surprendre le monde. Rien n’est comparable, dans l’histoire de la Ve République, à cette irruption ‘rafraîchissante’ d’un candidat qui ne l’était pas encore il y a six mois, et dont la plupart des politiciens pronostiquaient l’essoufflement. Voici en tout cas un coup d’essai qui, s’il est transformé, deviendra pour l’histoire un coup de maître. »

Même enthousiasme dans les colonnes de « L’Est républicain », sous la plume d’Alain Dusart :

« Certes, il se trouvera des rabat-joie pour remettre au goût du jour le ni-ni, mégoter sur les lisières du front républicain ou pérorer sur la difficile majorité législative du conquérant du mouvement En Marche!. Ce serait ne pas prendre la mesure du séisme politique.

D’évidence, l’Histoire retiendra la percée fulgurante d’Emmanuel Macron. Inconnu voici à peine deux ans, il a su entraîner plus de 280.000 supporteurs, toutes générations confondues. D’une certaine manière, le gendre idéal a renversé la table ! A 39 ans, il est en passe de s’asseoir à l’Elysée dans le siège occupé en 1974 par Giscard à 48 ans. »

« Chapeau l’artiste ! » ose « Le Républicain lorrain », par la voix de Xavier Brouet. « Huit mois auront permis à Emmanuel Macron de transformer son OPA sur la vie politique. A l’heure de son échappée belle en vedette de Bercy, peu d’observateurs se risquaient sur ses chances de l’emporter. Voici l’enfant terrible du hollandisme au seuil de l’Elysée. Vertigineuse ascension en réalité pour celui qui apparaît brusquement bien seul à dominer le champ de ruines duquel il émerge. »

 

Zones d’ombre

Emmanuel Macron, de son côté, va-t-il vraiment bouleverser l’échiquier politique ? Ou deviendra-t-il un héritier du MRP, ce parti de la IVe République qui rêvait de concilier les contraires, d’agglutiner des forces centrifuges, de cet extrême centre que l’explorateur François Bayrou a recherché sa vie entière sans succès, comme la pierre philosophale ?  Cette opération de recomposition, à regarder de près survient quelques années après celle de l’Espagne. De l’autre côté des Pyrénées, deux impromptus ont surgi sans crier gare, Podemos à l’extrême gauche, et le mouvement Ciudadanos, qui pourrait être apparenté à En Marche !, l’organisation de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. Ces deux « partis » ibériques, tout nouveaux tout beaux, ont secoué le cocotier du paysage politique du pays de Cervantès, mais sont restés en marge du pouvoir. Podemos, l’allié de La France insoumise, s’est replié très vite dans une attitude gauchiste, voire léniniste, persistant à voir dans le Parti socialiste un ennemi de classe infréquentable. Jean-Luc Mélenchon semble prendre ce même chemin escarpé, sans issue, qui condamne la gauche à vivre quelques années en quarantaine. C’est une mauvaise nouvelle pour la social-démocratie. A moins que…

A moins que les législatives de juin ne rectifient le tir, requinquent un PS en état de catalepsie et lui redonnent un rôle historique de soutien au jeune président. Allons-nous vivre alors une forme de décantation, de répit, après le grand chambardement ?  Jean-Luc Mélenchon aura-t-il la patience et l’envie de repenser un avenir pour son mouvement ? Les Français donneront-ils les moyens à Emmanuel Macron de gouverner dans la stabilité ? Rien n’est moins sûr. Certes, ils barreront la route à Marine Le Pen, mais pour quel futur ? La grande lessiveuse laisse encore de nombreuses zones d’ombre.

 

le président du Bureau de vote part avec les bulletins

Présidentielle2017 Le président d’un bureau de vote de Marseille disparaît avec les bulletins

(ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

L’annonce des résultats définitifs du premier tour à Marseille a été retardée pour une raison pour le moins originale. D’après le quotidien régional « La Provence », le président d’un bureau de vote du 13e arrondissement avait disparu hier soir avec la sacoche contenant les bulletins de vote non-dépouillés. Sans les chiffres de ce dernier bureau, les résultats définitifs de la cité phocéenne étaient alors en suspens. Son portable étant coupé, le président du bureau était impossible à joindre. La police a donc dû se lancer à sa recherche. Il a été retrouvé par les forces de l’ordre chez lui à 3h15 du matin. Une incompréhension de la procédure à suivre est a priori à l’origine de cet incident. Lors de la fermeture du bureau de vote, il était alors rentré chez lui avec les bulletins.Une fois retrouvés, ces derniers ont pu être dépouillées et le décompte des 480 bureaux marseillais finalisé. 

 

Rien ne sera plus jamais pareil

Quoi qu’il se passe dans les prochaines semaines, la vie politique française ne sera plus la même. La droite a perdu une élection imperdable. Elle en est responsable. Elle a maintenu au front un candidat pour qui il était impossible de se débarrasser des affaires. Sa défaite complète celle du PS. Les deux partis qui ont dirigé le pays pendant 50 ans ont disparu de la compétition. Ils n’ont pas forcément dit leur dernier mot. En effet, Emmanuel Macron n’a gagné, hier soir, qu’une première étape dans la réalisation de son projet politique. Il a certes accompli une performance phénoménale. En un an, il a conduit son mouvement à la victoire. Personne n’y croyait, sauf lui. Il a pris ses risques, fait preuve d’une grande intelligence tactique et stratégique. Il a proposé aux Français, non plus de s’opposer, de s’abîmer dans une désespérante procrastination perpétuelle, mais d’envisager des réalisations communes avec un projet apaisant et optimiste. Il est en tête. Cependant, son score est l’un des plus modestes jamais obtenus dans une présidentielle. Il n’obtient que le 8e résultat sur les 10 enregistrés dans un premier tour depuis 1965. Ceci montre le chemin qu’il lui reste à parcourir pour édifier une majorité que la droite comme la gauche sont décidées à lui disputer lors des élections législatives à venir. Ce ne sera pas chose si aisée avec des postulants pour moitié inconnus du grand public et qui auront à affronter des candidats de gauche ou de droite parfois bien implantés, qui jouissent de la confiance de leurs électeurs en dépit de la défaite subie par leurs partis. Si la majorité à l’Assemblée n’est pas celle du président, la Ve République deviendra un régime parlementaire. Dans le cas contraire, c’est un président avec une majorité d’un type inédit qui gouvernera. Celui-ci devrait être Emmanuel Macron. Sur le papier, Marine Le Pen ne paraît pas en mesure de lui disputer la victoire. Mais cette présidentielle peut encore proposer des surprises. Les deux finalistes vont s’affronter sur la question du patriotisme. Ouvert au sein de l’Europe ou replié à l’intérieur de ses frontières. Le débat est important et digne d’une présidentielle. Marine Le Pen doit surmonter le défi du front du refus. Emmanuel Macron doit gagner dans cette phase finale la densité qui lui manque encore pour présenter une prestance de président. La Provence

Special élection Coup de gueule de Monti

Coup de gueule de Monti

On se frotte les yeux, on reprend son souffle et on jette un œil dans le rétroviseur de ces derniers mois. Nous venons de vivre une phase d’essorage de la vie politique française dont nous ne voyons pas encore totalement les effets. Elle est exceptionnelle, intense, surprenante, décapante, mirobolante, certes, mais pas encore clairement parvenue à son terme. Nous sommes en quelque sorte au milieu de cette phase d’ébullition politique. Cette élection aux contours parfois ubuesques, parfois tragiques, parfois saugrenus, a joué le rôle d’une grande lessiveuse. Les partis traditionnels qui gouvernaient la France depuis trente ans en sortent littéralement en miettes, déchiquetés, en état de tétanie avancée, comme hallucinés par le surgissement des deux intrus : Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Un néo-libéral en quête d’un centre à réinventer et un nostalgique des années Marx qui persiste à penser que Fidel Castro était un grand démocrate. Faut-il hurler de joie ? Applaudir l’exploit du vainqueur, venu de nulle part, réussissant le tour de force de structurer un mouvement en une petite année et, logiquement, à moins d’un tremblement de terre, de s’ouvrir les portes de l’Elysée ? Faut-il s’attarder sur l’étrange et désagréable posture de ce Guevara de la rhétorique qui invente le ni-ni de l’extrême gauche face à Marine Le Pen, en refusant d’appeler à voter pour le candidat « républicain » ? Le ni-ni de Mélenchon rappelle le fameux « blanc bonnet et bonnet blanc » de l’époque où les communistes prenaient leurs ordres à Moscou, où l’on traitait les socialistes de social-fascistes.Les staliniens dirigeaient la manœuvre idéologique et excommuniaient à tour de bras ces menchéviks trop tendres, toujours prêts à s’allier avec le diable capitaliste. Sommes-nous revenus au temps du PC de la grande époque, celui de Jacques Duclos qui avait balayé le candidat du PS, en 1969, Gaston Defferre, encore plus malheureux que Benoît Hamon, avec 5% des voix de la gauche ? La recomposition actuelle n’est peut-être pas aussi moderne qu’elle n’y paraît. Elle peut très bien réveiller de vieux fantômes et ne pas produire que du neuf. Donc, essayons de ne pas faire de grands sauts de cabris en remerciant trop vite le ciel de l’affaiblissement des deux grands partis, PS et LR.

Frioul a voté Le Pen

721 bureau de vote de la Bourse réservé au Frioul   10 h 30

Comme à chaque élection les résidents de l’archipel du Frioul font leur devoir civique au 721 bureau de la Bourse sur la Cannebière ils sont 138 inscrits, 107 ont pris les navettes de 7H15/8h15/9h30 et les suivantes pour que 106 d’entre eux s’expriment  Marine le Pen a obtenu 31 voix…M. Mélanchon 25 voix..François Fillon 21 voix…M. Emmanuel Macron 17 voix Jean Lassalle 8 voix Mme Arthaud 2 voix Dupond Aigan 1 voix M .M. Asselieau, Cheminade, Poutou n’ont obtenu que le respect de leur candidature ils ont fait fanny..

le 1/7 pour le raid des huit


La vingt et une nième  édition du Raid des Huit  a été labellisée Or pour Marseille Capitale européenne du Sport   tant par sa dimension sportive que sous sa vocation éducative . Le Raid des huit est une manifestation sportive et culturelle en direction des adolescents âgés de 12 à 14 ans inscrits dans les 8 mairies de secteurs de Marseille qui se déroule depuis1996 sur le site Leo Lagrange au Frioul les 19/20/21 Avril Au total 80 jeunes encadrés par des animateurs  qualifiés qui participent chaque année à cette compétition,  Les participants  se répartissent en 8 équipes de 10 (5 filles et 5 garçons) et chacune des équipes représente sa mairie. Le Raid des huit est une opération qui répond à plusieurs objectifs. « Développer des relations de qualité , 3 jours d’exception, conviviaux et éducatifs, découvrir de nouvelles activités et dépasser ses limites , favoriser les situations ou chacun pourra développer ses capacités de communication et la connaissance des autres  (convivialité des repas, des soirées et des activités) dans un climat de respect et de tolérance)  Les participants se sont confrontés amicalement lors des épreuves individuelles et collectives, telles que le VTT, la pétanque, la course à pied, le Ludo-Sport, le Basket Shoot, le fil rouge (création artistique sur la sensibilisation à la protection de l’environnement) les activités nautiques Madame Nora Preziosi a remis vendredi 21 avril en présence de M. Frédéric Bousquet (Champion de natation  Cercle des nageurs de Marseille) parrain de la manifestation  et de Jean Baptiste Giabiconi  (mannequin et chanteur français, né à Marignane) … invité d’honneur  dans une ambiance «  de feu » le trophée gagnant à l’équipe de la mairie du 1/7 (Frioul)  Les équipe de Leo Lagrange sous la direction de Marie Tomasi ont été pendant le séjour des compétiteurs au petits soins et ont reçu un remerciement des organisateurs