A La santé d’Antoine Bondin

A la santé d’ Antoine Blondin !

 

Lorsque j’ai débuté le métier de journaleux , De suite Antoine Blondin m’a interrogé .. Journaliste sportif, écrivain, auteur de M. Jadis et de ce qui allait être un chef d’œuvre « Un singe en hiver » j’ai recherché ses écrits et les anecdotes qui ont marqué sa carrière. Faisant fis de ceux qui estiment qu’un journaleux doit choisir entre Boire ou écrire Blondin faisait les deux parfaitement  

     Situé 13 rue du Bac, à Paris, le Bar Bac était l’un des estaminets de prédilection de l’auteur de Monsieur Jadis ou l’école du soir. Pour rendre hommage au romancier et journaliste disparu il y a vingt ans, le 7 juin 1991, Le Figaro Magazine a décidé de poser une plaque en son honneur dans cet établissement de Saint-Germain-des-Prés. A cette occasion, des dizaines de ses amis et admirateurs avaient été conviés. Parmi eux, l’académicien Michel Déon, le dernier des « hussards », qui n’aurait manqué pour rien l’événement.     L’auteur d’Un singe en hiver n’est pas près d’être oublié. Alors qu’une exposition salue sa mémoire à la mairie du VIe arrondissement de Paris et que ressortent, en un ouvrage somptueux enrichi d’une iconographie souvent inédite, L’Humeur vagabonde et Un singe en hiver (La Table Ronde, 388 p., 35 €), Jean Cormier et Symbad de Lassus, petit-fils de l’écrivain, publient un recueil de témoignages infiniment touchants (Blondin : 20 ans déjà !, Editions du Rocher, 206 p., 18,50 €). La preuve que, en 2011, le talent d’Antoine Blondin, la fulgurance de son écriture, son intelligence suprême fascinent encore. Pour Le Figaro Magazine, ceux qui l’ont connu se souviennent.

 

BIOGRAPHIE & INFORMATIONS

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 11 avril 1922
Mort(e) à : Paris , le 7 juin 1991
Biographie :

Romancier et journaliste, Antoine Blondin est connu également sous le pseudonyme Tenorio et reste associé au mouvement des Hussards.
Fils de la poétesse Germaine Blondin et d’un père correcteur d’imprimerie, il est un brillant sujet à l’école, collectionnant les prix et les récompenses. Après des études aux lycées Louis-le-Grand à Paris et Corneille à Rouen, il obtient à la Sorbonne une licence en lettres.   Sous l’Occupation, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du STO, qui lui inspire « L’Europe buissonnière » (1949). Avec ce premier roman, il capte l’attention d’auteurs comme Marcel Aymé et Roger Nimier qui lui accordent aussitôt leur amitié. Le livre obtient le Prix des Deux-Magots.D’autres romans suivent (Les Enfants du bon Dieu, L’Humeur vagabonde), qui confirment son talent de plume et la singularité d’un style se situant entre Stendhal et Jules Renard.     Journaliste engagé à droite, il collabore à de nombreux journaux et notamment à la presse monarchiste : Aspects de la France, La Nation française et Rivarol.   Il est aussi lié au groupe des Hussards et participe à l’aventure de La Table ronde.   Il est également journaliste sportif, auteur de nombreux articles parus notamment dans L’Équipe. Il suivra pour ce journal vingt-sept éditions du Tour de France et sept Jeux olympiques.
Il a évoqué avec des accents céliniens la passion de l’alcool dans « Un singe en hiver » (1959), qu’ Henri Verneuil adaptera pour le cinéma trois ans plus tard dans le film du même nom.

Hits: 33