Chronique Matteï et Monti dominique

La chronique de Jean Louis Matteï

La pieuvre mimétique ou pieuvre-mime (Thaumoctopus mimicus) est un bestiau capable d’imiter d’autres animaux marins.

 

La pieuvre mimétique vit dans les mers tropicales d’Asie du Sud-Est. C’est donc un poulpe de taille relativement importante, qui peut atteindre 60 cm, et dont la principale caractéristique physique est justement sa grande versatilité en matière d’apparence. Le plus souvent, ses longs bras sont annelés de bandes brunes et blanches ou de taches, mais ces motifs peuvent varier et elle peut aussi se rendre totalement noire ou blanche, ou encore imiter le sable ou même des algues, en érigeant de petits muscles cutanés.La pieuvre mimétique est également une proie. Comme les autres céphalopodes, son corps mou est principalement composé de muscles, dépourvu de colonne vertébrale. Il est non toxique, ce qui en fait une proie potentielle pour les grands carnivores, comme le barracuda ou les  requins. Le bestiau est souvent incapable d’échapper à ces prédateurs. Mais ses imitations de différentes espèces toxiques constituent sa meilleure défense. Le mimétisme lui sert aussi à approcher des proies qui, normalement, fuiraient à la vue d’une pieuvre ; il peut par exemple imiter un crabe pour dévorer quelques prétendants passant par là. Rusé le gonze !L’animal est capable d’imiter le physique et les mouvements de plus de quinze espèces différentes, dont les suivantes : Sole : Il est capable d’imiter une sole en rassemblant et en étirant ses bras pour obtenir une forme foliacée, et en augmentant sa vitesse en utilisant une propulsion semblable à celle de la sole, tout en faisant onduler ses bras. La Rascasse volante : en écartant ses bras et en les laissant à la traîne, il peut simuler les longues nageoires de la rascasse volante, réputée pour son épine toxique. L’Anémone de mer : en rassemblant ses bras au-dessus de sa tête, chacun plié en zigzag, le bestiau imite les tentacules d’une anémone de mer se nourrissant de poissons. Le bestiau imite aussi : Les Méduses : une grande méduse en nageant lentement à la surface et en s’enfonçant la tête entre ses bras répartis uniformément autour de son corps. Les Serpents de mer : l’animal devient noir et jaune, ensevelit six de ses huit bras dans un terrier, et agite ses deux autres bras en les faisant onduler dans des directions opposées. Les Poissons-grenouilles : Il se camoufle en changeant de couleur et de texture, puis il rassemble six de ses huit bras sous son corps et utilise les deux derniers pour imiter les nageoires dont les poissons-grenouilles se servent pour marcher sur le fond. Les Crevettes mantes : Le bestiau ne laisse apparaître que ses yeux lorsqu’il est dans un terrier, tout comme les crevettes mantes. Les Ophiures : la pieuvre s’étale sur le sol en écartant ses bras, tout en les étirant et en les faisant onduler. L’Étoile de mer : Il s’étale sur le sol en écartant ses bras, tout en les rétractant afin de faire apparaître une membrane le long de chaque bras, ensuite les bras sont recroquevillés. La Murène : en ensevelissant sept de ses huit bras dans un terrier et en  agitant son huitième bras avec sa membrane déployée.L’animal est également capable de simuler sa mort en basculant en arrière. Alors que certains animaux utilisent cette tactique lorsqu’ils sont attaqués par des prédateurs, le bestiau  semble mettre en évidence son bec pour se défendre, voire pour attaquer, grâce aux toxines salivaires qui paralysent sa proie au moment de la morsure.Est-ce ainsi que les bêtes sont ?      J-L M.

 

Coup de gueule de Monti

 

 

   Le drame de la rue d’Aubagne à Marseille n’est pas un hasard malencontreux  c’est un tremblement de terre dont on se demande pourquoi il   secoue la deuxième ville de France  si souvent caricaturer. Comment on a pu en arriver là – 40 000 logements indignes. Un record en Europe écrit on dans tous les titres de presse  C’est un séisme, d’abord de par son ampleur: 8 morts, 3 immeubles terrassés, vingt autres évacués. Mais la douleur et le recueillement n’empêchent pas la colère de gonfler comme on a pu le voir  mercredi soir lorsque plus de 10 000 personnes ont défilés demandant  des comptes aux responsables   en hommage aux disparus du 5 novembre. La houle a surgi du cœur populaire de Marseille, portée par les habitants du centre historique qui se sentent condamnés à vivre dans des maisons souvent délabrées parce qu’ils sont pauvres, des logements parfois dangereux jusqu’à devenir des tombeaux. Qui a laissé se gangrener des dizaines d’immeubles sans prendre la mesure du péril qui guettait ? La mairie – le nom de Jean-Claude Gaudin a été sifflé devant l’hôtel de ville –Sa démission est demandée  et l’État qui   semble s’être accommodé de l’inaction de la mairie Mme le  Maire de secteur 1/7 Sabine Bernasconi et Arlette Fructus  qui  ont perdu de leur superbe et devront rendre des comptes. Il va falloir dire aux familles pourquoi les leurs sont morts. Et à tous les autres qui n’ont pas les moyens de déménager de ces quartiers ce qu’on va faire pour qu’ils ne risquent plus leur peau à habiter dans des taudis.

 

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