Coup de gueule de Monti

Coup de gueule de Monti


Quand t’as plus un radis, plus de beurre à mettre dans les épinards, ni de piment dans ta vie, tu te dis que les carottes sont cuites, que c’est la fin des haricots, tu te prends le chou pour un rien, t’as du sang de navet, et la tête comme une citrouille, tu ne te mêles plus de tes oignons, bref t’en as gros sur la patate, t’es tout juste bon à bouffer les pissenlits par la racine Je ne vous raconte pas de salades !! J’ai beau avoir un petit pois dans le ciboulot et un cœur d’artichaut, je ne suis pas né de la dernière pluie Alors plutôt que de faire le poireau comme un cornichon, je préfère appuyer sur le champignon. Quoi ? je n’fais pas le ‘poids ?? chiche ??

 

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas rire de lui même

Ca va mieux


«Ça va mieux», disait François Hollande, s’attirant critiques et quolibets alors que les premiers signes d’amélioration se manifestaient. «Ça va nettement mieux», pourrait dire Emmanuel Macron. Dans ses dernières prévisions, l’Insee porte le taux de croissance espéré pour la France en 2017 à 1,9% (contre 1,8% dans la dernière estimation). Petit à petit, la performance nationale rejoint celle de la moyenne des pays européens. Dans ces conditions, tout devient moins difficile, la restauration des comptes grâce aux rentrées d’impôts supplémentaires, le paiement de la dette, les négociations européennes et même la baisse espérée du taux de chômage. L’ancien Président impute cette amélioration à la politique qu’il a menée, ce qui est difficile à contester, dans la mesure où les réformes décidées par Emmanuel Macron ne sont pas encore mises en œuvre, comme il est normal en raison du temps parlementaire et réglementaire nécessaire pour y parvenir. Le nouveau Président peut néanmoins se targuer de favoriser par son discours et ses annonces politiques un climat favorable à la reprise économique. Les deux, l’ancien et le nouveau, reconnaîtront aussi que la conjoncture mondiale, meilleure, aide au redressement de la croissance française. On connaît la réplique de Bonaparte quand on lui proposait de promouvoir un général : «Oui, mais a-t-il de la chance ?» A l’aune de ce critère, Emmanuel Macron sous l’Empire eût été rapidement maréchal…Cette chance, au demeurant, se traduit aussitôt dans les sondages. L’exécutif est repassé, chose inédite, au-dessus de la barre de 50% d’approbation dans plusieurs enquêtes. Reprise de l’activité, réformes adoptées sans trop de heurts, opposition en capilotade : Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne sont pas loin de vivre un état de grâce à retardement, une sorte d’été indien en hiver. Pour être juste, leur maîtrise de la communication et leur posture politique y sont aussi pour quelque chose. Ces deux hommes relativement novices font preuve d’une habileté redoutable. L’humeur d’un pays qui sent le redressement possible et ne veut pas l’entraver y contribue beaucoup. C’est un fait qu’il savent entrenir cette flamme. Les choses peuvent changer quand Wauquiez aura pris son régime de croisière et quand le PS, s’il y parvient, se sera doté d’un ou d’une cheffe de file crédible. En attendant, un boulevard politique s’ouvre devant les deux hommes.

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