Gaudin   mal à l’aise..

 

Lundi dernier survenait le drame de la rue d’Aubagne. Cette tragédie ramène Marseille à une réalité que les réussites immobilière et touristique de cette dernière décennie avaient occultée. Le centre historique connaît un déclin implacable qui frappe en premier lieu ses habitants et ses commerçants. L’habitat insalubre progresse. La mairie n’en a pas assez fait, Jean-Claude Gaudin l’a reconnu . L’électrochoc de Noailles fait remonter à la surface des dangers dont tout le monde s’accommodait. La justice passera, les coupables paieront après des années de procédures. En attendant, il va falloir gérer l’urgence de dizaines de demandes d’expertise sur des immeubles décatis. Le chantier sera coûteux. Marseille en a-t-elle les moyens ? Et que dire de l’hôpital public dont l’endettement et le délabrement n’ont sans doute pas d’égal en France… Face à ce sombre tableau, l’État doit lui aussi assumer ses responsabilités et s’engager à la hauteur de ce que représente la deuxième ville de France. On est loin du compte. La prochaine “itinérance” du président de la République, puisqu’il veut reconduire cette expérience, pourrait l’amener chez nous. Il verra, Noailles n’est pas la Corniche de ses vacances. Le temps de la lucidité, du courage et de l’audace est venu pour tous les décideurs. Marseille ne pourra pas supporter une autre rue d’Auba

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