La chronique de JL Matteï

La chronique de JL Matteï

Les Pyrosomes.

Les Pyrosomes, du grec pyros (« feu ») et soma (« corps ») Ce sont des Tuniciers (les plus proches parents actuels connus des vertébrés) vivant dans les mers tempérées et chaudes. Ils se présentent sous la forme de colonies flottantes pouvant atteindre jusqu’à 12 mètres de long. Elles sont luminescentes et en forme de manchon cylindrique constitué de plusieurs centaines de milliers de petits organismes sexués appelés zoïde. (Pourquoi pas ? Ne soyez pas toujours perplexes !)

L’embryon appelé : L’oozoïde, (fondateur) ne se développe pas complètement. C’est son droit, bien sûr ! Mais « Pourquoi ? Je vous le demande ! Est-ce que le créateur (la créatrice) c’est arrêté en chemin ? C’est impensable, bien sûr ! Enfin, après diverses métamorphoses l’ensemble forme une colonie par bourgeonnements successifs. Cette colonie peut renfermer des centaines, quelquefois des milliers d’individus. Les individus les plus âgés sont présents vers l’extrémité de la colonie. Chacun de ces blastozoïdes est hermaphrodite : il possède un testicule et un ovaire débouchant sur le cloaque. Chacun ses goûts ! Ma copine qui lit par dessus mon épaule manifeste sa désapprobation ! «  Non seulement ils ne goûtent pas aux jouissances sexuelles ordinaires, dit-elle, mais en plus ils se mêlent les pinceaux et confondent le sexe et les autres orifices ! Dégueulasse ! » Quoiqu’il en soit la fécondation de nos bestiaux donne naissance à un nouvel oozoïde. Eux ne se trompent pas d’orifice…

La colonie, je me répète, se présente sous forme d’un grand manchon cylindrique ou conique fermé à une extrémité.

Les blastozoïdes (reproduction asexuée) secondaires sexués, mesurant chacun quelques millimètres, forment la paroi de la colonie. Leurs tuniques ont fusionné. Le siphon buccal des animaux s’ouvre vers l’extérieur de la colonie. Les siphons cloacaux s’ouvrent quant-à-eux à l’autre extrémité: vers l’intérieur du manchon, dans la cavité, formant un cloaque commun à toute la colonie. Les deux siphons sont donc opposés, ce qui distingue les blastozoïdes des Ascidies, chez qui les siphons s’ouvrent sur la même face, comme vous le savez. Le siphon buccal débouche sur le pharynx, constitué d’un grand nombre de fentes branchiales, qui débouche sur l’intestin. Celui-ci est relié au siphon cloacal. (Le lieu des embrouilles). L’eau emprunte ce chemin, de la bouche au cloaque, poussée par les battements des cils des cellules ciliées présentes au niveau du pharynx. Vous imaginez le truc chez les humains ? De longues files emboitées, mâles et femelles confondues… De quoi abandonner définitivement tout romantisme ! Notre animal se nourrit des particules organiques en suspension dans l’eau. Les blastozoïdes disposent de ganglions cérébroïdes (qui ressemble au cerveau : Peut-être connaissez-vous quelque personnage muni seulement d’un tel ganglion en l’absence d’hémisphères cérébraux. Dans ce cas il faut le plaindre !) et d’organes photorécepteurs (qui perçoivent la lumière). Leur pharynx contient également un organe de bioluminescence, qui contient en réalité des bactéries capables d’émettre de la lumière. C’est de cette particularité que les pyrosomes (corps en feu ! Peut-être comme votre charmante voisine ?) tirent leur nom. Juste au-dessus du siphon cloacal, les individus disposent d’appendices tunicaux (sur l’enveloppe) capables d’expulser l’eau du manchon ; cela permet un déplacement de la colonie. Les blastozoïdes possèdent à la base de leur pharynx un stolon ventral. C’est lui qui permet le bourgeonnement de nouveaux blastozoïdes.

Les pyrosomes appartiennent au plancton. Les colonies flottent librement près de la surface de l’eau et les déplacements sont principalement liés aux courants. Toutefois l’expulsion d’eau par le cloaque coordonnée entre les individus permet des déplacements réduits. Résumons : Quelques milliers d’embryons pas terminés, donc des milliers d’organismes vivants qui collés les uns aux autres créent un nouvel organisme en forme de manchon fermé d’un côté. Un bestiau nouveau de 12 mètres !    Est-ce ainsi que les bêtes sont ?

J-L M.

Le commodore Le Glacier du Frioul

Le Commodore  www.restaurant-glacier-lecommodore.com

LE COMMODORE restaurant-glacier, partenaire de la maison de la glace “Maître glacier marseillais depuis 1947” est installé sur l’île du Frioul depuis 1976, date de la création du Frioul. C’est dire que LE COMMODORE est un des piliers du Frioul ! Dans une ambiance festive et détendue, Dorina et Philippe vous accueillent sur une vaste terrasse et vous proposent leur carte de glaces et coupes glacées où vous n’aurez qu’un seul embarras, celui du choix !  Virtuoses créatifs de coupes aussi délicieuses qu’inventives, Dorina et Philippe marient avec brio les parfums et les couleurs, faisant de votre coupe glacée un feu d’artifice de saveurs ! La carte du restaurant vous réserve également des surprises goûteuses et estivales : bruschettas, crêpes, salades fraicheur, poissons et viandes grillées sont quelques uns des plats proposés, venez au restaurant voir la grande variété de nos plats à la carte ..

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