Les risques du métier

 

  Les risques du métier

 

Le “harceleur” se reconnaît et porte plainte !

Un cadre d’une administration d’Etat ( je l’ai découvert plus tard) est venu me voir un jour de février 2018 et les larmes aux yeux m’a raconté le calvaire qu’il vivait quotidiennement dans son service avec son supérieur qui l’avait pris en grippe. Je n’ai évident donné, ni le nom du “harceleur” ni celui du “harcelé” et dans cet édito je n’ai fait que rapporter ce que cette personne me racontait. Je dois préciser que je ne connaissais ni l’un ni l’autre, sauf que le “harcelé m’avait été recommandé par un “ami” qui m’avait dit de l’écouter et de juger si je devais faire mon métier en rapportant les faits. Je l’ai donc reçu. Ecouté et pris des notes sur ce qu’il me racontait. Cet homme semblait être en plein “burn out”. Puis j’ai écrit ce qu’il supportait en prenant la précaution de ne pas donner le nom du service dans lequel se passait ce harcèlement, ni celui des antagonistes. Ces faits pouvaient donc  se passer dans n’importe quel service . Or, le “harcelé” tombait pile poil dans la partie du  code pénal qui définit le harcèlement moral comme “des agissements répétés ayant pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité d’autrui, d’altérer aussi sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel”.  Etant assurée que “le harcelé” tombait bien dans cette définition,( crise cardiaque à l’appui et évasan) j’ai donc finalement rapporté ses propos en prenant grand soin de ne pas mentionner de nom. Je n’ai d’ailleurs découvert celui du “harceleur” que par mon avocat, Me Antz, car je vous le donne en mille, cet homme m’attaque en diffamation ! Les faits rapportés ne peuvent pas avoir été inventés Oscar Temaru les dénonçait d’ailleurs dans un rapport de 2013 et encore moins par moi. J’ai jugé utile de publier cette confession  vu l’état dans lequel était à ce moment là “le harcelé”.  Je n’avais aucune raison par ailleurs, de douter des précisions qui m’étaient données, le harcèlement est malheureusement une infraction fréquente et la loi prévoit des règles spécifiques pour le prévenir et le sanctionner. Sauf que dans le cas que je rapporte, le “harcelé “, pas très courageux sans doute, avait trop peur de se faire “virer” pour porter plainte. Je fus l’exutoire en faisant mon métier. Mais la meilleure de cette histoire c’est que le “harceleur” s’est reconnu (sic!) (Coluche se régalerait) alors que rien, mais rien ne pouvait laisser supposer une identité que moi même je ne connaissais pas. Aujourd’hui, il  souhaite casser le thermomètre qui n’a fait que rapporter la fièvre et la maladie en m’attaquant. Le “harcelé”, lui est désormais pénard dans son travail, ne répond plus au téléphone et moi, je serais la coupable idéale !!! C’est une histoire vraie à la Clochemerle, via Tahiti mais qui peut arriver à n’importe quel journaliste de la place.

Sept ans de prisons pour deux journaleux

Sept ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre ! Ce verdict très lourd, prononcé lundi 3 septembre par un tribunal de Rangoun à l’encontre de deux journalistes birmans de l’agence de presse britannique Reuters, accusés de violations de « secrets d’Etat », illustre le plus clairement du monde la dérive désormais résolument antidémocratique de l’Etat birman.Wa Lone, âgé de 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans, avaient été arrêtés en décembre dernier alors qu’ils enquêtaient sur l’exécution sommaire par des soldats birmans de dix paysans rohingya dans le village d’Inn Din, situé dans l’Etat de l’Arakan. Les corps des dix suppliciés avaient été retrouvés après les massacres de masse perpétrés à partir du 25 août 2017 par les forces de sécurité contre les membres de cette minorité musulmane de l’Ouest birman. Ces derniers avaient été forcés de fuir par centaines de milliers au Bangladesh voisin pour échapper aux tueries (lire leur enquête en anglais sur le site de Reuters).  Tout, dans cette affaire de « justice », démontre que les deux reporters ont été les victimes d’un piège tendu par la police birmane pour les incriminer alors qu’ils s’approchaient de trop près de la vérité : quelques instants avant leur arrestation, ils dînaient avec des policiers qui leur avaient remis des documents « secrets » à propos du massacre des dix Rohingya. Les deux journalistes avaient été appréhendés quelques instants plus tard par d’autres policiers qui « découvrirent » alors sur eux les documents en question…

 

 NATACHA POLONY DEVIENT DIRECTRICE DE LA RÉDACTION DE MARIANNE

03/09/2018 – par TP avec AFP

Après des débuts à l’éducation à Marianne, de 2002 à 2009, puis au Figaro, Natacha Polony, 43 ans, s’était faite remarquer comme chroniqueuse dans On n’est pas couché sur France 2.

   La journaliste Natacha Polony a pris la tête de la rédaction de Marianneracheté en juillet par le groupe de médias tchèque Czech Media Invest, a indiqué l’hebdomadaire lundi 3 septembre. Le nouveau propriétaire a également recruté l’ex-grand reporter du JDD Laurent Valdiguié après l’échec de Ebdo. La rédactrice en chef du site, Delphine Legouté, est nommée «directrice de la transition numérique».    «Marianne se réjouit de l’arrivée de Natacha Polony dans un hebdomadaire qu’elle connaît bien et qu’elle va enrichir de son talent, de ses idées et de son énergie et de celle de Laurent Valdiguié qui devra donner un nouveau souffle au journalisme d’investigation dans les pages du journal», affirme l’hebdomadaire. Après des débuts à l’éducation à Marianne, de 2002 à 2009, puis au Figaro, Natacha Polony, 43 ans, s’était faite remarquer comme chroniqueuse dans On n’est pas couché sur France 2, LCI, Paris Première ou encore Sud Radio.

La direction ne change pas

Coup de gueule de Monti

Coup de gueule de Monti

Depuis que les réseaux sociaux par Facebook permettent aux uns et autres de s’exprimer nous assistons a un déferlement d’injures de toutes sortes par des personnes qui déversent la haine envers leur prochain sans être inquiétés Les journalistes munis d’une carte de presse sont pour le moindre dérapage poursuivis et condamnés Nous avons pendant la longue carrière interviewé quelques pointures « Pinochet au Chili et Hu Sen au Cambodge, sans oublier Chirac, Sarko etc… sans trop de dégâts  Au frioul pour avoir publié un fait divers le tribunal nous a condamné a 3500 euros d’amende non pas pour avoir publié la photo et relaté les faits  mais pour indiquer  dans le papier que l’individu était  d’une santé précaire. La diffamation et les procès  qui s’en suivent sont toujours préjudiciables car si le tribunal prononce comme c’est souvent le cas la relaxe, les frais d’avocat incombent au journaleux ou à son titre. On fait appel au gratte papier pour qu’il diffuse des faits personnels ou qu’il publie quelques informations qui après vérifications ne sont pas jugés crédibles ou que la sensibilité du journal ne permet pas de produire.   On parle alors d’incompétence ou d’être à la solde des quelques intérêts divers. Les risques du métier sont constants , il faut savoir que pour défendre la liberté de la presse en 2017, 65 journalistes ont été tués, 326 sont emprisonnés, 54 sont retenus en otage et deux sont portés disparus dans le monde, indique dans son rapport annuel l’ONG Reporters sans frontières mardi 19 décembre. Parmi ces victimes, 26 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, “victimes collatérales d’un contexte meurtrier (bombardement, attentat..)”, 39 ont été assassinés parce que leurs enquêtes dérangeaient des “autorités politiques, économiques ou des groupes mafieux”. La plupart (89 %) ont été tués dans leur pays d’origine, sept à l’étranger. Un constat qui demande quelques réflexions avant d’insulter les journaleux souvent mal payés mais dont la vocation est d’écrire et de transcrire des faits.

Hits: 56