ONPC: la préfecture du Pas-de-Calais répond en direct à Yann Moix sur le traitement des migrants.

ONPC: la préfecture du Pas-de-Calais répond en direct à Yann Moix sur le traitement des migrants.

MIGRANTS – Un violent coup de gueule. Dans l’émission diffusée dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 janvier, Yann Moix a profité de la présence sur le plateau de « On n’est pas couché » de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, pour dire tout le mal qu’il pensait de la gestion actuelle des migrants présents à Calais.

« J’y passe régulièrement des jours et des nuits depuis quelques mois », a-t-il commencé sa diatribe. « Et ce que je vois de l’honneur de la République, ce sont des CRS qui gazent les couvertures de jeunes de 18 à 25 ans, qui gazent l’eau potable de jeunes migrants, qui tabassent des jeunes migrants qui sont effectivement soignés gratuitement mais parce qu’ils ont été frappés par la police la veille. »

« Je n’appartiens pas à la même République que vous »

Et de continuer avec la même verve: « Si l’honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques, de gazer l’eau potable et d’utiliser des termes comme kyste ou enkyster, je n’appartiens pas à la même République que vous. »

Le réalisateur de « Cinéman » a logiquement profité de cette prise de parole pour exiger des réponses et des actes de la part du gouvernement à son porte-parole. « J’aimerais que vous nous présentiez -sinon des excuses- un programme fiable pour éviter que la République française se transforme en ce qu’elle a déjà été capable de faire: une machine à humilier les Juifs pendant la Guerre et les Arabes dans les années 1960. »

La préfecture du 62 se défend sur Twitter

Une saillie passionnée qui a laissé Benjamin Griveaux un brin chancelant. « Si ce que vous dites est avéré, alors je vous engage à confier cela à la justice plutôt que de faire justice sur un plateau de télévision. Ces comportements sont inadmissibles s’ils sont avérés, et ils doivent être sanctionnés », a simplement répondu le secrétaire d’État.

Et alors que Yann Moix affirmait disposer d’images tournées par ses soins des faits qu’il évoquait, Benjamin Griveaux a répété: « Si vous avez des vidéos à votre disposition, transmettez-les à la justice. Elle fera son travail, je n’ai aucun doute là-dessus. » Mais un autre représentant de l’État s’est montré plus vindicatif vis-à-vis des attaques de Yann Moix, la préfecture du Pas-de-Calais.

Dans les minutes qui ont suivi les propos du chroniqueur, le compte Twitter de l’institution a ainsi multiplié les publications sur Twitter pour défendre l’action des forces de l’ordre dans les camps de migrants de Calais et nier les accusations de violences et de débordements.